Je parlais colonisation avec l’infirmer des Stars (comment on en est-venus à parler de ça, nous), et ça m’a rappelé avoir lu un article sur la wikipedia en anglais sur la glorieuse histoire de la Belgique au Congo (*tousse, tousse* Dis tonton, pourquoi tu tousses?)
Je me souviens, à l’école primaire, ma gentille institutrice nous avait expliqué les choses à peu près ainsi: « Le roi Léopold II a conqui le Congo. Il y avait là-bas de mine, du caoutchouc et ça rapportait beaucoup d’argent à la Belgique. »
Léopold II, c’est lui:
Dans ma petite tête de petit con, ça voulait dire que mon bon roi dans son carrosse s’était rendu là, qu’il avait dit aux gentils Congolais « Je suis le roi des Belges et maintenant le votre aussi. Je vais vous apprendre à utiliser vos ressources naturelles et vous vivrez mieux. » C’est fou ce que je suis naïf, parfois.
J’ai donc appris depuis:
- Que Léopold II avait commencé par être l’unique propriétaire du Congo (c’est déjà moins sympa);
- Qu’il y pratiquait activement l’esclavage;
- Qu’il faisait couper des mains à tour de bras (passez-moi l’expression)
- et plein d’autres choses désagréables.
Ah. Tiens. Mon institutrice aurait-elle voulu ne pas impressionner ses chères têtes blondes? C’est loin être certain. J’ai été lire ce que dit la même expédiant, mais en français, cette fois. Première constatation, l’article est beaucoup plus court. Ca peut arriver, les rédacteurs ne sont pas les mêmes. Par contre les articles divergent du tout au tout.
Pour le(s) rédacteur(s) francophone, tout ça n’est que vile calomnie orchestrée par de sinistres jaloux de la richesse que rapportait le Congo à la Belgique. Et de faire remarquer au passage que Morel, qui dénonçait les mauvais traitement au Congo, avait collaboré avec les Prussiens pendant la guerre.
Outre manche, on nous dresse un noir tableau et compare allégrement Léopold II à Attila et à Hitler.
La vérité se trouve certainement entre les deux, et c’est bien ce qui m’ennuie avec l’histoire (et aussi pourquoi j’étais si peu attentif aux cours, sans doute): c’est qu’on ne sait jamais à qui se fier. On fait dire ce qu’on veut aux « preuves historiques ». C’est comme un graphique en statistiques, en arrangeant les échelles, on peut s’en servir pour démontrer n’importe quoi.
Toujours est-il, il va falloir que je me décide à porter un regard plus critique sur ce qu’on me raconte moi…









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