Ce week-end, j’étais parti à Paris pour rencontrer les joyeux illuminés qui fréquentent le forum BDGest. Le thème de la rencontre étant « les chapeaux », j’ai décider de compléter ma tenue de parfait petit écossais (la rencontre précédente ayant eu pour thème « les kiltés contre les écolières). J’ai donc fait les frais d’un balmoral.

Jusque là, tout va bien. Me voilà parti en voiture avec deux amis vers Paris. Passons le fait que nous nous sommes perdus (pour changer). Après 30 minutes passées à tourner dans ces rues inconnues, je fus plus qu’heureux de trouver à me garer dans la rue dans laquelle je devais me rendre. Enfin, touver à se garer veut dire qu’il y avait une place de parking de la taille de ma voiture plus 40 centimètres sur le côté gauche de la rue. Avec une bordure à passer. L’énervement aidant, j’ai fait mon créneau en une seule fois, sans rien cogner. Un miracle.
Arrivé chez Keiichi, qui me faisait le plaisir de m’héberger, je passe ma jupette et nous voici partis vers la Madeleine sous laquelle nous soupions avec les joyeux fous du forum.
C’est joli comme « restaurant », hein? Et surtout, les sous-sols sont énormes, ce qui a permis d’y installer la petite cinquantaine de personnes qui avaient répondu à l’appel. Rien à redire sur le trajet, tout le monde semble se foutre royalement du gars qui se balade en kilt dans Paris.
Après avoir passé une très bonne soirée (le compte-rendu de Manu sur le forum est très bon, je ne vais pas le réécrire. Ni même vous donner le lien, cherchez un peu, bande de fainéants!) et mangé un très bon repas, après que les plus exhibitionnistes d’entre nous aient montré leurs culs et leurs bonnes manières de chez la Montalant depuis le parvis de la Madeleine, nous sommes partis vers l’Opéra pour y boire un verre.
Et c’est là que ma vie a basculé. A un feu rouge ouskedevantlequel j’attendais sagement, j’avise une ribaude, la quarantaine bien entamée, qui me détaille de la tête aux pieds. Ou plutôt de la tête aux jambes, fraîchement épilées pour l’occasion. Chose que je fais remarquer à ma petite soeur numéro 1 (l’observation, pas l’épilation). Le feu passe au vert sur ces entrefaites, et je prend un peu de retard au démarrage. La susnommée ribaude en profite pour me ratrapper et m’apostropher:
« Ca a l’air tout doux vos jambes. C’est rasé, comme les écossais? »
« Non, c’est épilé »
« Oh, pourquoi épilé? »
Pendant que je me lance dans une comparaison des bienfaits comparés de l’épilation et du rasage, ma petite soeur se rend compte qu’elle m’a perdu et vient me harponner par le bras pour me sortir de ce mauvais pas. Pas assez tôt cependant pour que le momie n’ait l’occasion de me lâcher un fatidique:
« Ca à l’air sympa en tout cas, on pourrait essayer des choses ensemble… »
Soufflé, j’ai juste pu marmonner un truc qui a dû passer pour un « non » poli.
Entraîné par la soeurette, et rejoignant la sécurité du groupe, je pousse ma plainte sinistre, tel un loup hurlant à la mort:
« J’me suis fait dragueeeeeeer par une vieilleuuuuuuuuuuuuuh! »
Ca qui m’a valu la protection raprochée des petites soeurs numéros 1 et 2. Heureusement, d’ailleurs, parce que la fiancée de Frankenstein nous suivait. Elle a fini par laisser tomber, pour mon plus grand bonheur.
Pour la suite, je me contenterai de dire que le retour chez Keiichi s’est fait à pied à 4h du mat’. C’est là que j’ai découvert que je croyais marcher vite. Le fait est que j’ai besoin de m’entraîner encore un peu pour rester à sa hauteur. Il est sportif, le bougre. Le bon peuple parisien fut aussi plus inspiré par mon kilt qu’à l’aller. Entre ceux qui me demandent une petite danse et ceux qui veulent savoir si il y a quelque chose dessous (la réponse est oui, il fait trop froid un 11 novembre pour se promener à l’écossaise), j’ai juste eu le temps d’apprendre à jouer à Marilyn avec les bouches d’aération du métro.
Ce fut un week-end fatigant, mais j’aime être à la fois épuisé et heureux. Un tout grand merci aux organisateurs (Gynett, Ludicogne, et FMR), à mon logeur ainsi qu’au joyeux malades avec lesquels il est impossible de déprimer (en fait, il y a moyen, mais il faut le faire exprès, et ça serait du gaspillage de bon temps). Merci aussi à la canette de Burn qui m’a tenu éveillé jusqu’en Belgique.









Ah non on a loupé ton chaloupé facon Marilyn
Oh rage au désespoir que d’avoir loupé cela
Chouchoune, vous ici?
Le sporran aide beaucoup à retenir le kilt. Il n’y a plus qu’à retenir l’arrière ;-)
je crois que j’oublierais jamais ta tete avec la vieille loooooooooool
Alors comme ca t’as joué les marylin tu m’avais pas dit ca hehe ;-)
Très joli chapeau. Mais il est vrai qu’un kilt en cette saison… BRRRR… ça doit cailler.
Et rassure-toi pour les places de parking: c’est toujours la même chose, la seule place valable est soit à des kilomètres, soit trop petite, soit quasiment inaccessible.
Ciao
[...] Le premier succès a été la remise en ordre de l’appartement pour pouvoir recommencer à y recevoir des gens. C’est chose faite, et un ordre relatif règne au quotidien grâce aux conseils de ce site. (J’en parlais déjà ici). [...]