Parfois je me demande à quoi ça sert que je discute.
Mon chef de projet à la sale manie de vouloir tout savoir, tout contrôler et tout décider.
Autant j’ai peu de problèmes à ce qu’un chef de projet prenne la décision finale, autant je ne supporte pas les interruptions constantes pour savoir où on en est (on a un outil de suivi de tâches pour ça, il a été super content que ça soit installé, mais en pratique c’est moi qui m’en sert le plus) ou parce qu’il a eu une nouvelle idée qu’il faut mettre en pratique à l’instant.
C’est bien ce dernier point qui me chiffonne le plus. Ca me fait perdre du temps:
- Parce que je suis interrompu;
- Parce que je dois essayer de comprendre ce qu’il veut;
- Parce que je dois essayer de comprendre pourquoi il le veut;
- Parce que je dois discuter pendant un temps équivalent à deux à trois fois le temps de travail nécessaire à réaliser la dite tâche pour essayer de le convaincre soit que ce qu’il demande n’est pas important, soit pour le convaincre que c’est une bonne idée, mais que c’est quand-même beaucoup moins important que ce que je suis en train de faire.
J’ai parfois l’impression que j’ai vraiment mauvais caractère et que c’est moi qui nous fait perdre du temps à discuter pour quelque chose que je vais quand-même faire, ne serait-ce que pour avoir la paix. Et puis j’essaie de me remettre à mon activité précédente, et je me rend compte que l’interruption m’a fait perdre le fil de mes idées. Et paf, de deux à quatre heures de perdues. Alors je vais continuer à contester. Pas parce que c’est ce que je fais le mieux, mais parce que si on commençait à se servir des outils qu’on a à sa disposition, la performance globale de l’équipe serait grandement améliorée.
Vivement la retraite.








Il y a pire: monopoliser 5 personnes pendant 10 minutes pour dire qu’on devrait plutôt mettre une majuscule à tel mot. Et qu’on ne veut pas parce que c’est beaucoup de boulot susceptible de créer des problèmes pour un détail insignifiant.
Fièvre aphteuse, vache folle, et chefs de projets brittaniques, faut pas s’étonner.
Et pendant que certains s’échauffaient sur les acronymes je commençais à désespérer de voir le débat s’élever à, par exemple, l’élaboration d’un planning. Même pas détaillé hein, un macro planning, un cafouillabidule qui dit où tu dois en être à la fin de chaque taille-me-boxe.
Faudrait faire un projet pour le chef e projet destiné à faire un plan projet.
Ca me rappelle chez mon précédent client, le leader Français de la vente de voyages en ligne:
- Analyste : j’ai un plan d’action avec 30 actions, à force que le client ne réponde pas à mes questions, je vais finir par ne plus avoir rien à bouchonner…ni à compléter.
- Directeur de projet : hummmmmppfff !!! Qu’est-ce qu’il faut faire alors ?
- Chef de Projet : vas-y, marque une action dans le plan d’action comme quoi il faut exécuter les actions du plan d’action !!!