Vanyel et le Wattman

26 juin 2008 - 7:16  ( Tout et Nawak )

Je devrais prendre les transports en commun plus souvent. C’est parfois amusant.

Hier, en me rendant à la réunion qui me stressait tant (et, au passage, je vous remercie, vous avez bien prié, tout s’est bien passé; il faut dire que quand une des chefs en chefs vous fait la bise avec un grand « Oh, Vanyel, ça fait longtemps! Ben non, pas une bise, deux, tu sais bien que je suis française! », ça aide à être plus détendu.), j’ai commencé par prendre le tram.

A 5 mètres de l’arrêt, nous nous restrouvons bloqués derrière un camion qui attend que le feu passe au rouge. Un dame demande donc au chauffeur de lui ouvrir la porte, vu qu’elle est pressée et que c’est là qu’elle descend.

C: « Vous devez attraper un autre bus? »

D: « Non, je suis juste pressée, et on n’est pas loin de l’arrêt, donc ça ne change rien, pour vous. »

C: « Ah mais alors non. Le règlement dit que je ne peux vous laisser descendre qu’à l’arrêt. »

D (qui s’échauffe tout de suite): « Oui, mais enfin, ce n’est pas possible, je suis pressée, on est tout près, les autres chauffeurs me laissent descendre, gnagnagna, gnagna… »

C: »Ah, ça, madame, chacun fait ce qu’il veut. Mais moi, je ne me ferai pas virer parce que vous serez tombée en descendant ailleurs qu’à l’endroit prévu. Ca s’est déjà vu de nombreuses fois. On fait plaisir aux passagers, il glissent et puis ils portent plainte contre le chauffeur. Donc non. Et puis si ça tombe, je vous épargne bien des ennuis avec les voiture qui roulent n’importe comment autours des trams. »

Et de partir dans une litanie au cours de laquelle il lui a expliqué qu’il était son héros, son sauveur et qu’il venait de lui sauver la vie plusieurs fois. Sans jamais lui laisser le temps d’en placer une. Il a continué comme ça jusqu’au moment où le feu est passé au vert. Il a alors ouvert les portes devant l’arrêt et retenu la dame en continuant à lui parler jusque quand tous les autres passagers ont étés embarqués.

J’ai beaucoup aimé le procédé.

Un peu plus loin, une autre dame monte, sur un grand boulevard, deux fois deux bandes, au milieu duquel roule le tram.

D: « Bonjour monsieur. Vous allez bien tout droit? »

C: « Oui madame. Je n’ai pas trop le choix, vous savez. » (dit-il en fixant les rails d’un air songeur.)

D: « Mmm? Oh, oui, pardon! »

Ils en voient de belles, parfois, les pauvres.

Partager et découvrir :
  • Digg
  • del.icio.us
  • blogmarks
  • StumbleUpon
  • Technorati
  • YahooMyWeb
  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • Live

Laisser un commentaire