Samedi après-midi, ring de Charleroi1.
Vanyel roule sagement sur la bande de droite, pour prendre la sortie suivante. Il suit une voiture tractant une remorque chargée d’ustensiles de jardinage. Vanyel est fatigué de sa semaine et rêve de son lit. Soudain, une brouette, éprise de la liberté qu’offrent les vastes plaines d’asphalte qu’elle traverse, s’envole (littéralement) et rebondit plusieurs fois.
« Oh, c’est joli le sable qui se décroche en belles volutes à chaque rebond. Et si on calcule la trajectoire de la brouette… » se dit Vanyel.
« BROUETTE?!? Pute borgne! » crie Vanyel.
Et de faire un grand écart sur la gauche. A peu près sûr qu’il n’y avait personne sur cette voie, mais pas plus que ça, le dernier coup d’œil dans le rétroviseur datant d’un moment.
Fort heureusement, aucune collision.
Conclusions:
- Le Vanyel ne devrait pas conduire quand il est crevé.
- Le Vanyel devrait arrêter de s’identifier aux héros des romans qu’il lit/écoute. Ce n’est pas parce que Lisbeth Salender lit un bouquin qui s’appelle « Dimensions in Mathematics » qu’il faut commencer à calculer les trajectoires de tout ce qui bouge.
- Les jardiniers devraient apprendre à utiliser les élastiques pour amarrer leur matériel. Surtout qu’une brouette en plastique, ça s’envole beaucoup plus vite qu’une bonne vielle brouette de grand-maman; vous savez, celle en bonne tôle archi-lourde.
- Oui, je sais, je cherche les ennuis [↩]








En fait tu es prêt pour fort boyard ;) c’était la première épreuve^^
Quelle idée aussi de suivre une brouette !
Surtout lorsqu’elle risque de s’éprendre de ta voiture !